CHARLOTTE GAINSBOURG

GIRLS IN HAWAII

Charlotte, une Gainsbourg ? Avec son dernier album Rest, cette fois, c’est sûr. Non pas qu’elle ne l’assumait pas avant ; elle a toujours été très élogieuse à l’égard de ses parents, qu’elle cite régulièrement parmi ses plus grandes inspirations. Mais une forme de pudeur l’avait tenue éloignée de leurs plates-bandes soniques. Une bonne chose à l’époque, qui lui permit d’accoucher de deux superbes albums, 5:55 et IRM, enregistrés respectivement avec Air et Beck. Avec eux, elle inventait une pop de dandy au féminin. Quelle émotion, néanmoins, de l’entendre aujourd’hui s’approprier l’écriture gainsbourienne et le chant birkinien. Des premières mesures de Ring-A-Ring O' Roses aux ultimes notes des Oxalis, ces plantes rampantes aux feuilles en forme de cœur, tout ici n’est que déclaration d’amour à Serge et Jane, et c’est beau.
En ouverture, le quintette pop belge Girls In Hawaii viendra présenter son superbe quatrième album Nocturne, sorte de voyage, en dix rêves, au bout d’une nuit de tous les fantasmes.