Archipel Flamenco

EL CALLEJÓN DE LOS PECADOS

EDUARDO GUERRERO

Il a dansé chez Rocío Molina avant de créer ses propres spectacles. Avec Las Minas, il avait rendu hommage aux chants du Levant du XIXe siècle, chants de labeur créés par les mineurs andalous. El Callejón de los pecados (L’allée des péchés) est inspiré d’une légende de Cadix, sa ville natale, la leyenda del callejón de duende. Au moment de l’invasion napoléonienne, un capitaine français tombe amoureux d’une gaditana (femme de Cadix) déjà promise. Ils sont sacrifiés et tués. Un matin, au lever du jour, leur ombre apparait dans la ruelle où ils se retrouvaient. Eduardo Guerrero s’empare de cette légende pour réanimer cet amour à grand renfort de zapatéado. Guerrero l’andalou, en prince du flamenco s’en va quérir le duende, ce point de rupture, ce moment de grâce où tous les risques sont pris pour transcender son art.