JAIN

ANGÈLE

« Ouh wee ! » Ces deux syllabes, comme soufflées d’une sarbacane, suffisent à réveiller le chant du sitar et le souvenir impérissable de la bombe Makeba, avec laquelle Jain s’était révélée au monde en 2015. Son premier album, Zanaka, dévoilait une collection de chansons toutes aussi entraînantes et ingénieuses, et prouvait qu’elle n’était pas l’artiste d’un petit tube et puis s’en va. La révélation se fit aussi sur scène, où la jeune femme se présentait seule et réussissait, à l’aide de ses machines et percussions, à recréer l’univers chatoyant de son disque. Avec son col Claudine, son habit de scène à elle, comme Barbara ou Angus Young en avaient un, elle s’est même forgé un personnage, qui n’est ni tout à fait elle, ni tout à fait une autre. Son deuxième album à paraître bientôt serait, selon ses dires, gorgé d’influences encore plus composites que celles qui ont irrigué le premier. On se souvient de l’extra Dynabeat, sorti en 2017 pour nous faire patienter, qui lorgnait autant du côté des Jackson 5 que de rappeurs US tels qu’A$AP Rocky ou Joey Badass… On piaffe d’impatience de découvrir la suite.

C'est avec une reprise toute en feulements du Bruxelles de Dick Annegarn qu'on a découvert Angèle Van Laeken en 2016. Depuis la jeune pianiste, nouveau fleuron d'une chanson belge mutante incarnée par Stromae ou son frère Roméo Elvis, a fait du chemin : c'est auréolée du succès de La Loi de Murphy et Je veux tes yeux, deux titres sensibles et espiègles, qu'elle présente son groupe à Fourvière.