LES NAUFRAGÉS

EMMANUEL MEIRIEU, PATRICK DECLERCK, FRANÇOIS COTTRELLE

d'après Les Naufragés, avec les clochards de Paris de Patrick Declerck

Depuis près de dix ans, Emmanuel Meirieu porte des romans à la scène, et toujours sous la forme de témoignages. Face au public, au micro et seuls en scène, des êtres viennent se raconter, brisés, viscéralement humains. La première création éclatante de cette forme de théâtre intime est née sous le ciel de Fourvière, dans un Odéon au sol couvert de neige. C’était en 2010, il avait adapté le roman de Russell Banks, De beaux lendemains. C’est donc avec une émotion toute particulière et un grand enthousiasme que nous avons accueilli la proposition de Julien Poncet, directeur de la Comédie Odéon, de les accompagner sur cette création Hors les Murs. Avec l’adaptation du Best-Seller de Patrick Declerck, Les Naufragés, il nous donnera à écouter le témoignage d’un homme parti vivre avec les oubliés, les naufragés, les indigents.

Il faudra ouvrir les yeux et ne pas détourner son regard sur la démarche courageuse, réparatrice, presque élégiaque de ces trois hommes — Declerck, Cottrelle, Meirieu — en quête de rédemption pour les damnés de la rue.
Françoise Monnet, Le Progrès
 

Il tranche, décidément, dans le paysage français, par sa conviction et sa foi.
Son crédo : faire passer le théâtre " à travers les larmes "

Fabienne Darge, Le Monde
 

Les Naufragés, avec les clochards de Paris de Patrick Declerck
Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux aux visages ravagés ? Ce sont les clochards. Fous d'exclusion. Fous de pauvreté. Fous d'alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois. Du marché du travail et de ses contraintes. Patrick Declerck a suivi les clochards de Paris pendant quinze ans. Incognito, en immersion complète, il partage leurs nuits… Un patient l'obsède encore : Raymond qui était devenu son ami. Raymond qui s’est laissé mourir devant le centre d'accueil, une nuit d'hiver et dont le corps a disparu. Après sa mort, Patrick va mener l’enquête, essayer de comprendre. Et chercher sa dépouille.

J’ai voulu pour ces hommes fracassés, 
sans paroles, sans histoires, sans traces,
ériger une sorte de monument. 

Un mémorial qui leur ressemble un peu.
Un peu de travers donc.
D’un goût douteux parfois.
Quelques pierres sans plus.
Presque ruines... 
Patrick Declerck

Rencontre avec Emmanuel Meirieu et Patrick Declerck
Mardi 5 et mercredi 6 juin à l'issue de la représentation