PHOENIX

GIORGIO POI

Le quatuor versaillais sortait l’an dernier son sixième opus Ti Amo, un excellent cru que l’on pourrait qualifier, si l’on osait le compliment, « d’album de l’immaturité ». Un tour de force, après vingt ans d’une carrière applaudie dans le monde entier qui en aurait encouragé plus d’un à se prendre pour le pape de la French touch. Au contraire, Thomas Mars, Deck d'Arcy, Laurent Brancowitz et Christian Mazzalai ont puisé au plus profond de leur innocence les mélodies de ce vrai-faux voyage en Italie, imaginé depuis leur studio parisien de la Gaîté Lyrique. Un road trip musical entre amis de toujours, où la joie de jouer ensemble transpire à chaque virage tandis que l’Alfa Romeo décapotable trace sa route quelque part entre les grands lacs et la côte amalfitaine. La pop est naïve, chantée dans un itanglese à croquer ; l’air est frais et le soleil n’en finit plus de se coucher. Armés de ce sommet de candeur, mêlé à quelques morceaux choisis dans les classiques Alphabetical et Wolfgang Amadeus Phoenix, les quatre garçons dans le vent ont tout pour nous emporter.