Agnes Obel

PIERS FACCINI

Nous l’avions découverte avec son envoûtant premier album Philharmonics et immédiatement invitée à le présenter dans l’écrin de l’Odéon en 2011. Le petit millier de spectateurs présents ce soir-là se souviendront longtemps du temps suspendu par le piano et la voix de la musicienne et compositrice danoise, seulement accompagnée de la violoncelliste Anne Müller. Contemplative et mystérieuse, la musique d’Agnes Obel est aussi divinement accrocheuse, faite d’entrelacs de mélodies si pures qu’une goutte suffit à en tomber sous le charme. Trois ans plus tard, Agnes Obel revenait armée d’un deuxième album, Aventine, et d’une notoriété tout autre – il fallut déjà la programmer au Grand théâtre. Une nouvelle fois elle nous souffla, apprivoisant la grande scène avec brio tout en parvenant à recréer ce climat d’intimité si nécessaire à l’écoute de son œuvre. On ne cache pas notre bonheur de la retrouver cette année. Elle présentera son nouvel album Myopia, sorti le 21 février dernier.