Andrew Bird

AVEC L'ORCHESTRE DE L'OPÉRA DE LYON

Création

Un an après l’éblouissant concert symphonique du songwriter canadien Patrick Watson, le Grand théâtre peut se préparer à vivre un choc du même ordre. Dans la catégorie des bons génies prodiguant sans compter chair de poule et larmes aux yeux, Andrew Bird campe en effet un très crédible cousin américain du surdoué de Montréal. Comme Watson, ce flamboyant érudit (sa connaissance de la musique est encyclopédique) est apparu dans nos radars au début des années 2000, bardé de chansons somptueusement décantées, passées dans l’alambic d’une savante inspiration. Sur scène, Bird les a longtemps interprétées seul, chantant d’une voix de braise tout en maniant violon et guitare, usant d’une pédale de boucle comme d’une boîte à sortilèges et sifflant comme un pinson à l’arrivée du printemps. À Fourvière, c’est en homme-orchestre autant qu’en homme avec orchestre symphonique – celui de l’Opéra de Lyon – qu’il va se présenter, enrobé par les arrangements d’un autre représentant de la grande classe américaine, le New-Yorkais Gabriel Kahane. Nul doute qu’avec pareille équipée, le titre doucement ironique de son dernier album (My Finest Work Yet, soit “ma meilleure œuvre à ce jour”) prendra, au soir du 18 juillet, son sens plein et littéral.

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