Goldfrapp

The Cinematic Orchestra

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C’était l’an 2000. Le rock s’offrait l’un de ses cycliques retours dont il a le secret, conduit par une armée de jeunes Anglais aux cheveux ébouriffés à la tête de groupes en “The”. Au milieu de la mêlée, l’étrange duo Goldfrapp signait l’anachronique, ou plutôt l’intemporel Felt Mountain – aujourd’hui, avec le recul, on peut réellement le dire. Un sommet de velours entre chanson jazz, trip-hop, downtempo et grande musique de film digne d’Ennio Morricone, John Barry ou Henry Mancini. S’il fallait un disque pour définir la grâce en musique, on prendrait celui-ci. Alors pour célébrer les vingt ans de la bête, Will Gregory et Alison Goldfrapp réunissent un groupe enrichi d’un quatuor à cordes et réinterprètent exceptionnellement le disque culte dans son intégralité. Le collectif nu jazz The Cinematic Orchestra, qui les précédera sur scène, parcourt depuis la même époque et avec une recherche similaire du sublime les sentiers escarpés de la musique de l’âme. De la grande randonnée : il aura fallu douze ans pour qu’on obtienne enfin une suite au quatrième album Ma Fleur et ses inoubliables collaborations avec Patrick Watson. Le fastueux cinquième opus To Believe est sorti l’an dernier. L’occasion rêvée d’inviter Jason Swinscoe et sa bande aux Nuits pour la première fois.