HOMMAGE À HENRI CROLLA

DOMINIQUE CRAVIC ET LES PRIMITIFS DU FUTUR

Projection du film Le Bonheur est pour demain d’Henri Fabiani (1960) avec Henri Crolla et Jacques Higelin

Napolitain d’origine, Henri Crolla a grandi dans la “zone” de la porte de Choisy, au voisinage de Manouches qui l’adoptent comme l’un des leurs. Pour le Parisien de cœur, c’est le début d’un parcours jalonné de rencontres : de Prévert, qui le surnomme “Mille-pattes”, à Yves Montand, dont il devient la “conscience musicale” ; de Marie Laforêt à Brigitte Bardot ; de Mouloudji ou Moustaki à Jacques Higelin, qu’il incite à devenir chanteur ; de fines lames du jazz (Viseur, Grappelli, Solal…) au compositeur André Hodeir, avec lequel il écrit pour le cinéma.

Crolla a eu l’éclat filant d’une comète, mais il a eu mille vies, que cette soirée célèbre en deux temps. D’abord la projection du Bonheur est pour demain (1960), bijou de réalisme poétique réalisé dans les chantiers de Saint-Nazaire, dans lequel Crolla joue au côté d’un juvénile Jacques Higelin.

Ensuite un concert mêlant chansons, musiques de film, mélodies parisiennes, poésies de Prévert, jazz swing et instrumentaux, élaboré par le guitariste Dominique Cravic, grand connaisseur de Crolla, et ses Primitifs du Futur. Au carrefour de tous les styles, cette association de bienfaiteurs était la mieux désignée pour brosser un portrait intime de Crolla, observateur amoureux du temps qui passe, des villes grouillantes de vie et du charme ingénu des chansons que les hommes comme lui, jadis, semaient dans les rues et terrains vagues.

En partenariat avec L’Opéra Underground