Izïa

Suzane

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Été 2010, Izïa n’a même pas 20 ans. Elle déboule sur la scène du Grand théâtre comme une furie. Quatre lettres à son prénom, comme Iggy dont elle a fait la première partie trois ans plus tôt. À l’énergie, la jeune rockeuse prouve à qui en doutait encore qu’elle n’a pas volé sa récente révélation aux Victoires de la musique. Les guitares hurlent, les cymbales chantent, la fosse s’électrise. Dix ans, trois albums et neuf films plus tard, la chanteuse et actrice a accompli une mue artistique complète et s’est ouverte, depuis deux disques, à une pop soignée écrite en français. Elle présentera les chansons de son quatrième album Citadelle, marqué par la naissance de son premier enfant et le décès de son père Jacques Higelin.

Suzane vient quant à elle de livrer son premier album Toï Toï, promis à un succès retentissant. Pourtant il y a peu, elle était encore serveuse. “Tu rêves !” disent les voix narquoises dans la chanson éponyme sur un fond de musique de boîte de nuit, comme si les rappels à la réalité revenaient la hanter jusqu’au centre du dancefloor. Mais Suzane ne les a pas écoutées et elle a eu raison. Ses chansons réalistes et féministes, qui carburent aux beats électro ultra dansants, caracolent en tête de tous les classements. Seule en scène, elle fait tout à la fois et nous hypnotise.

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