MAC DEMARCO

PARQUET COURTS

ALDOUS HARDING

En 2016, Mac DeMarco et ses potes, ouvrant pour Tame Impala, avaient embobiné Fourvière avec leurs chansons conçues comme autant de petits précis de pop indolente et ludique. Dans le sillage d’un album très attendu, c’est une joie de voir revenir en capitaine de soirée ce personnage atypique et attachant : un surdoué allergique à l’esprit de sérieux, perché tel un éternel étudiant entre farces et rêveries, folie douce et romantisme.

De la fantaisie créative, les trublions de Parquet Courts n’en manquent pas non plus. Car si le rock des New-Yorkais carbure au mordant originel du punk, c’est pour mieux se disperser façon puzzle aux quatre coins d’un terrain de jeu où se frictionnent pop panoramique et funk anguleux : jouissif !

L’ascension vers les émotions fortes commencera dès le set d’Aldous Harding, dont les lignes de crête expressives rappellent les premières apparitions de Kate Bush ou PJ Harvey… Quelque chose nous dit qu’on la retrouvera bientôt, elle aussi, tout en haut de l’affiche.