NICK CAVE & THE BAD SEEDS

L’amour et la mort s’entrelacent depuis toujours chez Nick Cave. Lui et ses “mauvaises graines” sont passés maîtres dans l’art de bâtir des cathédrales de clairs-obscurs d’où s’échappe, dans un tourbillon d’émotions brutes, leur gospel – un mot à prendre ici dans son sens le plus large, bien au-delà du genre musical que les Bad Seeds transcendent et conjuguent depuis quarante ans au blues et au rock les plus ténébreux. En 2015, l’œuvre de Nick Cave prend un tournant encore plus bouleversant avec la perte de son fils Arthur, décédé à l’âge de 15 ans dans un accident. Ses deux derniers opus, Skeleton Tree paru l’année suivante et Ghosteen sorti en 2019, portent les stigmates de cette épreuve. Un disque d’effondrement puis un disque de deuil qui forment aujourd’hui une sorte de triptyque magistral avec leur prédécesseur Push The Sky Away. C’était ce dernier que Nick Cave & The Bad Seeds avaient joué chez nous en 2013, dans un concert d’anthologie qui fera date dans l’histoire du festival. Leur retour sera, à n’en pas douter, un nouveau sommet.