ORANGE BLOSSOM

L’ÉTRANGLEUSE

Fondé à Nantes et mené par une chanteuse égyptienne, Orange Blossom invente depuis plus de vingt ans la world music d’un pays de science- fiction, ou celle qu’on entend seulement quand on rêve. Parties d’Orient, ses compositions planent jusqu’aux confins de l’imagination, poussées par de chauds vents symphoniques et tirées vers le haut par la voix de diva tourmentée de Hend Ahmed. Le groupe ne sort ses albums qu’avec parcimonie – le tout nouveau, à paraître prochainement, sera le quatrième en plus de vingt ans d’existence –, mais ses concerts sont innombrables. Normal : la scène est l’escale obligée où ces aventuriers présentent le fruit de leurs périples musicaux. Et pour leur premier passage à Fourvière, ils ne font pas les choses à moitié… Orange Blossom s’annonce en effet au Grand théâtre avec une scénographie spectaculaire, symbolisée par la présence de deux immenses bras articulés imaginés par François Delarozière, directeur artistique de la compagnie La Machine et concepteur des célèbres Machines de l’île de Nantes. La rencontre entre l’univers musical d’Orange Blossom et ces créatures monumentales promet un voyage esthétique et rythmé, conté à travers les arabesques incandescentes de l’humain et de la matière.

L'Étrangleuse, avec Maël Salètes à la guitare, Mélanie Virot à la harpe et Léo Dumont aux percussions, ouvrira la soirée. Le trio tient ferme sa formule, qui emprunte aux musiques africaines comme aux sonorités post-punk, et prend feu sur scène.