Roberto Alagna & Aleksandra Kurzak

AVEC L'ORCHESTRE DE L'OPÉRA DE LYON

Airs et duos d’opéra

Plus que tout autre, il incarne, bien au-delà des seules frontières de l’opéra, l’âme populaire qui vibre au cœur du bel canto. Comment expliquer l’éclat unique que projette le nom de Roberto Alagna ? Il y a le parcours atypique de cet enfant d’immigrés siciliens, se forgeant la voix dans les cabarets avant d’embrasser son destin de ténor et d’arpenter les plus illustres scènes lyriques. Il y a ce timbre clair et franc, attribut d’une vie qui, depuis l’enfance, se sait vouée à chanter. Il y a enfin un goût du partage exprimé sans calcul ni réserve : que ce soit pour incarner Don José, Otello, Roméo, Faust ou célébrer Luis Mariano, Enrico Caruso, interpréter le thème du Parrain ou porter le Marius et Fanny de Vladimir Cosma. Pour ses retrouvailles avec l’orchestre de l’Opéra de Lyon, dix-huit ans après un mémorable Lucie de Lammermoor de Donizetti, c’est avec la soprano polonaise Aleksandra Kurzak que Roberto Alagna présente un programme puisé dans les grandes pages du répertoire lyrique. Le choix du cœur, assurément, pour ce duo complice, couple à la scène comme à la ville, auquel on doit notamment sur disque un vibrant Puccini in Love. Révélée en 2004 par sa prestation en Olympia dans Les Contes d’Hoffmann au Metropolitan Opera et ses débuts triomphants dans Mitridate, re di Ponto à Covent Garden, Aleksandra Kurzak n’a plus cessé depuis d’enchanter les plus grandes maisons d’opéra – de la Scala au Staatsoper de Berlin, du Wiener Staatsoper à l’Opéra de Paris. Par son intelligence musicale hors du commun, mise au service d’une voix aussi puissante qu’équilibrée, elle a redonné un nouvel éclat aux grands rôles du répertoire – inoubliable en Rachel chez Halévy, en Nedda dans Pagliacci, elle campe aussi une époustouflante Violetta dans La Traviata. Elle a aussi participé à la redécouverte de trésors cachés de l’art lyrique – telle La Navarraise de Massenet –, achevant de donner à sa carrière un tour aussi équilibré, puissant et raffiné que son chant.

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