Tigran Hamasyan Trio

DakhaBrakha

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En 2006, tout juste majeur, Tigran Hamasyan remportait le premier prix de piano du Thelonious Monk Institute of Jazz. Un parrainage sur-mesure : il y a dans son jeu ces rythmes impatients et ces motifs mélodiques fureteurs qu’on pourrait dire monkiens. Mais la tradition du jazz ne lui suffit pas. Sa musique vient aussi d’Arménie où il est né et du rock anglo-saxon – à 4 ans, il chantait du Led Zeppelin en s’accompagnant au piano. En une dizaine d’années, il est devenu l’une des personnalités les plus en vue du jazz actuel. La virtuosité de Tigran Hamasyan est au service d’une identité musicale en perpétuelle expansion, hantée par l’histoire de son pays et nourrie par sa musique. Ce qui lui fait un point commun avec DakhaBrakha. Sous des chapeaux hauts, ce groupe faussement folklorique s’est formé il y a une quinzaine d’années à Kiev, pour sortir de l’oubli et moderniser des chants de l’ère préchrétienne. Mission accomplie : depuis, DakhaBrakha joue dans le monde entier, et tous ceux qui l’ont vu n’ont pu s’empêcher d’être chamboulés par ces polyphonies vocales tribales et incandescentes. Inutile de chercher les disques de DakhaBrakha en magasin : on les trouve uniquement à leurs concerts, là où tout se passe.