Tinariwen

Lemma

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À la nuit tombée, mille étoiles vous sont promises. Parce que c’est le 14 juillet et que la soirée musicale sera ponctuée d’un intermède pyrotechnique : le feu d’artifice. Mais avant et après, deux ensembles qui ont toujours eu le ciel étoilé pour horizon. D’abord Tinariwen, les stars de la musique touarègue électrique. Le groupe saharien mené par le mystérieux Ibrahim ag Alhabib enregistre d’excellents albums depuis près de vingt ans. Mais l’essentiel est ailleurs, leur poésie est plus ancienne, liée à cet environnement désertique qu’ils n’ont jamais quitté. Même après avoir fait plusieurs fois le tour du monde, joué dans les plus grands festivals et conquis le public du rock, Tinariwen reste ce groupe qui semble à la fois sorti de terre et tombé du ciel, en symbiose tellurique avec les éléments. L’onde de choc mène à Lemma. Le groupe vient de Saoura, dans le désert algérien non loin de la frontière marocaine. C’est le pays où les femmes chantent, depuis toujours et à toutes les occasions. Dans Lemma, qui veut dire “rencontre” et “retrouvailles”, un chœur d’une dizaine de femmes (dont l’étoile Hasna El Bacharia et Souad Asla) dévoile une musique mystique, où se croisent et se confondent les traditions berbères, arabes, gnawas et d’autres encore. Une musique de danse, de transe sacrée et d’envoûtement. Spectacle total, le plus beau des feux d’artifice.